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1chol12Who we are ?

The Regional Cholera Platforms in Africa bring together multi-sectoral partners from different organizations involved in cholera prevention, preparedness, or response in the region.

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We work in more than 45 countries across the two regions of Western & Central Africa (24 countries), and Eastern & Southern Africa (21 countries)

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The Regional Cholera Platforms aim to improve cholera control and prevention across Africa through operationalization of an integrated strategy towards elimination.

Welcome on the Regional Cholera Platforms in Africa

En eaux troubles : incertitudes et vulnérabilité sociale des pêcheurs piroguiers face au choléra (2014)

Sous-titre : Une étude urbaine dans le quartier dit de « Zimbabwe » d’Abidjan, Côte d’Ivoire

Auteurs / Organisations : Léonard Heyerdahl / Université de Caen

Année : 2014

Pays : Côte d\'Ivoire


Comp et30Plus de 85% des pêcheurs opérant en Côte d’Ivoire sont d’origine ghanéenne. Leur principale zone de résidence est le quartier du Vridi3 dit Zimbabwe qui s’est développé spontanément. Celui-ci serait le lieu du démarrage de l’épidémie de 2006. Les premiers habitants de la zone étaient des Mossis (Burkinabés) qui fumaient les poissons. C’est pourquoi les pêcheurs se rendaient initialement dans ce secteur, puis les pêcheurs y créèrent leur lieu d’habitation. La transformation du poisson est réalisée par les femmes qui vont ensuite le vendre sur les marchés d’Abidjan. Le poisson fumé est également vendu dans les terres via des vendeurs motorisés. De nombreuses nationalités sont représentées. Le nombre d’habitants fluctue en fonction de la saison de pêche : le maximum est observé entre juin et octobre. L’officialisation du quartier est en cours, ceci se traduit par l’arrivée de certains services de base, tel que l’électricité à partir de 2008.

L’étude a montré qu’en haute saison, l’ensemble des pêcheurs n’a pas accès à un logement sur terre. Peu de pêcheurs investissent localement et se sédentarisent car leur souhait est de rentrer à terme dans leur village d’origine. Ils craignent également les expropriations, ceci explique le faible développement du quartier. Celui-ci est alimenté par le réseau de la SODECI depuis 2006, suite à l’épidémie de choléra. Auparavant, la population utilisait des puits privés de 2-3m de profondeurs et l’eau de pluie. L’eau de la lagune était également utilisée pour certains usages. L’accès aux toilettes étaient très faibles avant 2006. Après 2006, la mairie de Port Bouêt a décidé d’améliorer également les conditions sanitaires en appuyant la création de toilettes et en détruisant les toilettes sur pilotis.

Dans l’étude présentée ici est faite une analyse des aléas auxquels font face les pêcheurs ainsi que les stratégies d’adaptation mises en œuvre. Puis, l’étude reprend la chronologie de l’épidémie en 2006 depuis la prise en charge du cas index qui était un pêcheur. Cette épidémie a constitué un électrochoc et a permis une amélioration des conditions d’accès à l’eau et à l’assainissement du quartier. Concernant la sensibilisation, celle-ci n’a duré que le temps de la flambée, elle ne s’est pas prolongée les années suivantes. Il apparait que suite au déploiement d’interventions d’urgence par les ONG, il est attendu localement que la poursuite des activités soit prise en charge par les organisations internationales, ce qui se traduit au final par le fait que personne n’ait pris la responsabilité de continuer ces initiatives débutées lors de l’épidémie de 2006.

Les interviews réalisées montrent une bonne connaissance du choléra et de ses symptômes par l’ensemble des personnes interrogées. Les conceptions liées à l’origine de la maladie sont variées et vont du biomédical au surnaturel ou spirituel, ceci tant au niveau des pêcheurs que du personnel de santé. Les différentes voies de transmission du choléra citées par les personnes interrogées sont listées dans le rapport. Il apparait que l’attitude à adopter en cas de symptômes du choléra n’est pas unique, tous ne vont pas à l’hôpital et ce pour des raisons variées. L’étude a permis de mettre également en évidence la barrière de la langue qui ne permet pas la compréhension des messages de sensibilisation ainsi que l’accès ensuite aux structures de soin.

Over 85% of the fishermen in Ivory Coast are coming from Ghana. Their main living place is Vridi 3 called Zimbabwe which has grown spontaneously. This neighbourhood seems to be the origin of the 2006 outbreak. The first inhabitants of the area were Mossis (from Burkina Faso) and were preparing smoked fish. Hence, in the past the fishermen used to come to this place to sell their fish and finally decided to settle there. The transformation of fish is done by women who then sell it on the markets of Abidjan. The smoked fish is also sold in the inlands by motorized sellers. The neighbourhood is composed of different nationalities. The population change according to the season: the maximum is noticed between June and October. The official recognition of the area is ongoing, leading to the development of access to some basic services such as connected to the electrical grid since 2008.

The study demonstrates that during the high season, not all fishermen have access to a house in the neighbourhood. Some live on their boat. Only a few fishermen have locally invested in a house and planned to stay in Ivory Coast. Their willingness is to go back to their village. They are worried of the expropriations. Those points can explain the poor development of the area. After the outbreaks of 2006, the SODECI developed its water network up to the Zimbabwe neighbourhood. Before that, people were fetching water in private boreholes (2-3m deep) and through rainwater harvesting. Water from the lagoon was also drawn for specific uses. After 2006, the city council has also decided to improve access to sanitation facilities by creating new toilets and by destroying the old ones, built on stilts directly on the lagoon.

In this study, hazards faced by the fishermen and the coping strategy were analysed. Then, the chronology of the epidemic was drawn from the index case (a fisherman). We can see that this epidemic acted like an enzyme, catalysing actors for the improvement of the access to water and sanitation in this area. Sensitization activities are usually implemented only during epidemic periods and since the last outbreak, they have not been maintained during the following years. It appears that after the emergency response led by the ONG, local stakeholders are waiting for the international NGO to continue their activities. Nobody wants to take responsibility to maintain the activities initiated during the 2006 epidemic.

The interviewees had a good knowledge on cholera and on its symptoms. The notion about the origins of the cholera are various (from medical to supernatural or spiritual) for the medical staff and the fishermen. The different transmission patterns named by the interviewees are listed in the report. It appears that the best way to act in case of cholera is not to go to the hospital for all the interviewees for different reasons. The language barrier seemed to impact the cholera response as people will not understand the messages and will not have access to the health structure afterwards.

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