23mai2018

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Togo

Epidémiologie du choléra dans le pays

Le choléra est apparu pour la première fois au Togo en 1970. Depuis 1990, des épidémies importantes ont été enregistrées notamment en 1991, 1998, 2001, 2004 – 2006. La tendance générale montre une diminution annuelle du nombre de cas.

Entre 2004 et 2016, la surveillance épidémiologique a notifié 4 923 cas et 99 décès, soit un taux de létalité de 2.01 %. Les principales épidémies ont été enregistrées dans la capitale Lomé (65 %) et dans les régions de Maritime (19,5 %) et des Plateaux (13,3 %).

  La ville de Lomé et les districts frontaliers sont touchés par des épidémies en provenance du Ghana, du Bénin et du Nigeria.

 Une étude menée en 2014 a rassemblé une équipe pluridisciplinaire de médecins chercheurs en microbiologie et de professionnels du secteur EHA (Eau, Hygiène et Assainissement) avec pour objectif de caractériser les dynamiques épidémiologiques (notamment au Togo) et ainsi proposer des plans d’actions spécifiques. 412 échantillons de V. cholerae O1 isolés dans les épidémies récentes au Ghana, RDC, Zambie, Guinée et Togo ont ainsi été caractérisés par biologie moléculaire. Ceci a permis de mettre en évidence que les souches du Ghana constituent avec celles du Togo et de Guinée un groupe Afrique de l’Ouest bien distinct de celui d’Afrique centrale.

Togo grapPar ailleurs, depuis que le choléra a été importé en Afrique de l’Ouest, des cas ont été rapportés chaque année, et la fréquence ainsi que l’incidence des flambées a nettement diminué au Togo. En analysant les données épidémiologiques de 2011 à 2014, le Togo semble également avoir des importations régulières de choléra en provenance des pays frontaliers, Nigeria et Ghana, fortement affectés par des épidémies Le choléra sévit alors au Togo dans de nombreuses localités mais Lomé et la région maritime sont les secteurs les plus touchés. L’analyse a plus particulièrement caractérisée la situation dans les quartiers de Katanga et Adakpamé (région de Lomé) et dans le district sanitaire Lacs à la frontière avec le Bénin.

Ainsi, Katanga et Adakpamé sont des quartiers proches de la zone portuaire et sont à chaque fois directement affectés par les premiers cas de choléra. Ces quartiers constituent des zones d’opportunités économiques (pêche, commerce, emploi…) et connaissent une forte mixité de populations issues de toute la sous-région. Ils sont mal desservis en eau potable, peu équipés en latrines, et submergés par les déchets solides. Le quartier de Adakpamé doit en outre faire face à de fréquentes inondations. Dans la préfecture des Lacs, les dernières épidémies de choléra ont démarré suite à des rassemblements Vaudous qui se tiennent dans des conditions sanitaires insatisfaisantes.

Le système de surveillance et la prise en charge actuels permettent que les cas de choléra qui arrivent régulièrement au Togo ne donnent pas lieu à des épidémies conséquentes. En matière de stratégie de lutte contre le choléra, le Togo a un plan stratégique et des rencontres transfrontalières sont organisées avec toutefois plus de fluidité vis-à-vis du Benin que du Ghana.

Cadre stratégique :

Collaboration transfrontalière :

Enfin pour mettre en lien l’épidémiologie du choléra au Togo, n’oublions pas que le Togo est touché par des épidémies transfrontalières, en particulier le long du Golfe de Guinée, en lien avec les pays frontaliers du Nigeria, Ghana et Bénin. Retrouvez en cliquant sur les liens pays les pages correspondantes pour continuer.