22février2018

Cholera Platform

Against cholera

National strategies & plans

Tchad

Date de dernière mise à jour : octobre 2017 - en cours de construction - TEST


 Carte

Epidémiologie du choléra dans le pays

Le choléra est apparu pour la première fois au Tchad en 1971. Depuis 1991, des épidémies importantes ont été enregistrées notamment entre 1996 et 1998, en 2001, en 2004, et entre 2010 et 2011.

Entre 2004 et 2016, 32 071 cas dont 998 décès ont été enregistrés, soit un taux de létalité élevée de 3,2 %.

 Tchad grap

Des épidémies majeures ont été enregistrées dans les régions frontalières au Cameroun, Niger et Nigeria : N’Djaména, Lac, Hadjer-Lamis, Chari-Baguirmi, Mayo-Kebbi Est et Mayo-Kebbi Ouest.

Une étude Eau, Hygiène et Assainissement approfondie, menée en 2016, dans les 2 régions sanitaires les plus touchées l’Hadjer Lamis et N’Djamena a été menée pour caractériser les dynamiques épidémiologiques et ainsi proposer des plans d’actions spécifiques. L’Hadjer Lamis se caractérise par deux entités épidémiologiques distinctes que Guité et Massakory. La première est le lieu d’échanges commerciaux et familiaux très forts avec le Cameroun et le Nigeria. La ville et le marché de Massakory ont joué le rôle de site de diffusion lors des épidémies de 2010 et 2011. A N’Djamena, les points d’entrée ont été les quartiers, frontaliers avec le Cameroun, de Walia et Farcha. Les marchés ont probablement constitué des sites de diffusion.

Les conditions de prise en charge ne sont pas toujours optimales et une transmission est souvent produite suite à la visite de malades ou lors de cérémonies funéraires. Le personnel des centres de santé n’était pas toujours formé et souvent sans stock adéquat. La population utilise peu les centres de santé dont le maillage est insuffisant. Ce dernier est en cours d’évolution.

Dans la ville de Massakory, un nouveau réseau d’eau est actuellement en construction. Pour le moment, l’accès à l’eau se fait via des pompes à motricité humaine ou forages équipés de château d’eau. Ces ressources sont également utilisées en zone rurale et dans les quartiers de N’Djamena non couverts par les réseaux (70% de la population). La chloration n’est pas systématique et pas toujours appropriée. En milieu rural, il existe également des mini réseaux AEP. Sur la majorité de ces structures, l’eau est saumâtre et souvent turbide. L’accès à l’assainissement est bon en milieu urbain et de nombreuses zones rurales ont bénéficié de projets d’Assainissement Total Piloté par la Communauté. La nature du sol entraine souvent des effondrements, le taux de couverture en assainissement n’est donc pas stable. La gestion des déchets est insuffisante, en saison des pluies ils sont utilisés pour assurer le remblai de certaines zones. Les conditions d’hygiène sur les marchés sont insalubres.

En conséquence, des fiches actions ont été développées sur le contexte de transmission choléra dans ces deux zones à plus haut risque. Les solutions proposées permettent aussi de créer du lien entre la réponse aux épidémies et les programmes de développement. Pour les consulter, accéder à la pochette « Prévention du choléra – Approche pour la réduction du risque choléra au TCHAD ».   

Liens vers les documents utiles

Collaboration transfrontalière :

Enfin pour mettre en lien l’épidémiologie du choléra au Tchad, n’oublions pas que le Tchad est touché par des épidémies transfrontalières, en particulier le long de ses frontières avec le Nigeret le Cameroun. Retrouvez en cliquant sur les liens pays les pages correspondantes pour continuer.

Aussi vous retrouverez ici le travail mené afin de renforcer la collaboration transfrontalière dans la prévention et contrôle choléra fait au niveau du Bassin du lac Tchad : Lake Chad basin - The cross-border meeting of Douala (Oct 2016)