22février2018

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Côte d'Ivoire

Date de dernière mise à jour : octobre 2017 - en cours de construction - TEST


Carte

Epidémiologie du choléra dans le pays

Le choléra est apparu pour la première fois en Côte d’Ivoire en 1970. Depuis 1990, des épidémies importantes ont été enregistrées notamment en 1995 et entre 2001 et 2003. Les épidémies enregistrées dans les 10 dernières années ont été de moins grande ampleur.

Entre 2004 et 2016, la surveillance épidémiologique a notifié 2 815 cas avec 96 décès, soit un taux de létalité élevé de 3,41 %.

CI grap

Des épidémies majeures ont été enregistrées dans la région côtière de Lagunes, avec près de 70 % du total des cas.

La Côte d’Ivoire a vu réapparaitre le choléra en 2011. Dans la ville d’Abidjan, l’ensemble des districts avaient été touchés en particulier Attiécoubé, Koumassi et Port Bouet. Une étude de vulnérabilité menée par ACF, en collaboration avec le laboratoire Institut Pasteur Côte d’Ivoire (IPCI), dans ces quartiers a permis d’identifier des niches écologiques du Vibrio cholerae dans Abidjan. Au total, 362 prélèvements d’eau, provenant de puits, de la lagune et des eaux usées, ont été collectés entre février et mars 2012. Les résultats ont montré que 11,33% des échantillons montraient la présence de Vibrio, 38,86% de Pseudomonas, 49,79% de E. coli. Aucun échantillon ne présentait de présence de Salmonella. Une circulation importante des Vibrio dans les eaux (usées, puits, stockées…) dans les quartiers de la ville d’Abidjan a pu ainsi être constatée. En saison sèche, très souvent des Vibrio sont isolés dans les eaux des caniveaux d’Abidjan. Le quartier d’Attiécoubé qui a enregistré le plus de cas cliniques, présente la plus forte contamination des eaux par Vibrio cholerae.

Par ailleurs, une étude anthropologique a été menée par l’ONG AAMP sur la population vivant dans le quartier du Vridi 3 dit Zimbabwe, lieu du démarrage de l’épidémie de 2006. Les premiers habitants de la zone étaient des Mossis (Burkinabés) qui fumaient les poissons. Les pêcheurs se rendaient donc initialement dans ce secteur, avant d’y créer finalement leur lieu d’habitation. De nombreuses nationalités sont représentées, même si plus de 85% des pêcheurs opérant en Côte d’Ivoire sont d’origine ghanéenne. Le nombre d’habitants fluctue en fonction de la saison de pêche : le maximum est observé entre juin et octobre. L’officialisation du quartier est en cours, ceci se traduit par l’arrivée de certains services de base, tel que l’électricité à partir de 2008.

L’étude a montré qu’en haute saison, l’ensemble des pêcheurs n’a pas accès à un logement sur terre. Peu de pêcheurs investissent localement et se sédentarisent car leur souhait est de rentrer à terme dans leur village d’origine. Ils craignent également les expropriations, ce qui explique le faible développement du quartier. Celui-ci est alimenté par le réseau de la SODECI depuis 2006, suite à l’épidémie de choléra. Auparavant, la population utilisait des puits privés de 2-3m de profondeurs et l’eau de pluie. L’eau de la lagune était également utilisée pour certains usages. L’accès aux toilettes étaient très faibles avant 2006. Après 2006, la mairie de Port Bouêt a décidé d’améliorer également les conditions sanitaires en appuyant la création de toilettes et en détruisant les toilettes sur pilotis. Les résultats détaillés sont consultables en ligne dans la rubrique ci-dessous.

Liens vers les documents utiles

Collaboration transfrontalière :

Enfin pour mettre en lien l’épidémiologie du choléra en République de Côte d’Ivoire, n’oublions pas que la Côte d’Ivoire est touchée par des épidémies transfrontalières, en particulier à Abidjan et dans les districts frontaliers du Ghana et du Libéria. Retrouvez en cliquant sur les liens pays les pages correspondantes pour continuer.